Empreinte écologique versus bilan carbone
Le premier ICEB Café de la rentrée confirme son
succès de participation avec une salle comble et des débats
passionnés autour des indicateurs environnementaux développés
par le WWF et l’ADEME.
La présentationde Thierry
Thouvenot issue du « Rapport
planète vivante » concerne l’empreinte écologique.
Ce rapport est alarmant sur l’avenir des ressources naturelles.
Une discussion s’est ouverte sur la méthodologie utilisée
pour le calcul du nucléaire et du bois. Par ailleurs la
corrélation entre les ressources des pays, des continents
et leur population (biocapacité régionale) pose des
questions importantes sur l’utilisation finale de l’outil.
Une nouvelle édition de ce rapport sera disponible fin Octobre
2008.
En deuxième partie, « la stratégie carbone
dans la construction » par Xavier
Talarmain consultant
chez Symoé qui nous a présenté un rappel
méthodologique sur le calcul d’émission de
gaz à effet de serre pour les activités humaines
incluant l’analyse de cycle de vie des matériaux.
Le bilan carbone propose une méthodologie qui permet
de comparer des produits ou des services en fonction de leurs émissions
de CO2. Comme tous les indicateurs, le bilan carbone présente
des limites mais reste un outil de sensibilisation et d’aide à la
décision qui commence à être reconnu.
En résumé; l’empreinte écologique nous
donne une vision globale comprenant l’état des ressources
(à l’image d’un compte bancaire) alors que le
bilan carbone est un outil de comptabilisation des émissions
de CO2 permettant d’établir des comparaisons de techniques
constructives et de matériaux.
En bref :
Les membres de l’ICEB ont proposé pour le prochain
ICEB Café d’octobre de poursuivre ce débat
avec la présentation du bilan environnemental d’un
cas concret d’un bâtiment à énergie 0
conçu par Méandre.
Alain Bornarel souhaite que l’on aborde les problèmes
liés à l’application de la RT 2005.
Les représentants de Certivéa ont encouragé les
membres de l’ICEB à réagir sur le site de Certivéa
pour faire connaître leur position. Ce qui a déclenché un
vif débat sur l’intérêt des certifications
qui pénalisent les maîtres d’œuvres (architectes
et bet) qui travaillent sur des objectifs de développement
durable, au profit des lobbies des industriels de la construction.